Isolants

Laine de verre : usages, performances et précautions

Une fiche de préparation sur les usages, la pose et les limites à faire valider techniquement.

À retenir

La laine de verre est l’un des isolants les plus utilisés dans le bâtiment, mais son nom de famille ne suffit pas pour choisir un produit. Rouleaux, panneaux et laines en vrac n’ont ni les mêmes caractéristiques ni les mêmes domaines d’emploi. Pour obtenir la performance annoncée, il faut vérifier le produit exact, sa résistance thermique certifiée, son aptitude à l’usage prévu et surtout la qualité de mise en œuvre : continuité de l’isolant, absence de compression, traitement de l’étanchéité à l’air, gestion de la vapeur d’eau et raccords autour des points singuliers.

Qu’est-ce que la laine de verre ?

La laine de verre appartient à la famille des laines minérales d’isolation. L’INRS la décrit comme une laine minérale fabriquée à partir de matières minérales fondues, notamment de sable et de verre recyclé, transformées en fibres puis liées pour former différents produits.

Dans le bâtiment, elle peut se présenter sous plusieurs formes :

  • rouleaux souples ou semi-rigides ;
  • panneaux semi-rigides ou rigides ;
  • produits revêtus d’un parement ;
  • laine en vrac destinée au soufflage ou à l’insufflation ;
  • produits spécifiques pour cloisons, plafonds, gaines ou applications techniques.

Ces formats ne sont pas interchangeables. Un produit prévu pour une cloison acoustique n’est pas automatiquement adapté à une toiture, à un plancher de combles ou à une paroi soumise à des contraintes mécaniques.

Le bon raisonnement est donc :

usage
→ produit adapté à cet usage
→ performance certifiée
→ épaisseur
→ mise en œuvre conforme

et non simplement :

« laine de verre »
→ épaisseur choisie au hasard

Les performances thermiques varient selon le produit

La conductivité thermique, notée λ (lambda), mesure la capacité du matériau à transmettre la chaleur. Plus le lambda est faible, plus le produit est isolant à épaisseur égale.

La résistance thermique R tient compte de l’épaisseur réellement mise en œuvre :

R = e / λ

avec :

  • R en m²·K/W ;
  • e en mètres ;
  • λ en W/(m·K).

Les certificats ACERMI montrent qu’il existe des laines de verre aux performances différentes selon les produits. On rencontre par exemple des produits certifiés avec des conductivités de 0,031, 0,034, 0,035 ou 0,040 W/(m·K). Ces chiffres sont des exemples de produits certifiés et ne constituent pas une valeur universelle applicable à toute laine de verre.

À épaisseur identique, une laine avec un lambda de 0,032 n’apporte donc pas la même résistance qu’un produit à 0,040.

Pour comparer deux solutions, regardez d’abord :

  • le numéro de certificat ;
  • le lambda déclaré ou certifié ;
  • la résistance thermique correspondant à l’épaisseur choisie ;
  • le domaine d’emploi ;
  • les autres caractéristiques nécessaires à l’application.

La certification ACERMI vérifie notamment la résistance thermique ou la conductivité thermique et peut couvrir d’autres caractéristiques selon le produit. Son moteur permet également de rechercher des isolants en fonction de leur usage.

Pour comprendre l’incidence de l’épaisseur, consultez aussi quelle épaisseur d’isolant prévoir ? et le calcul de résistance thermique.

Ne pas choisir uniquement une épaisseur

Deux rouleaux de 200 mm ne sont pas forcément équivalents.

Prenons simplement deux conductivités théoriques :

Épaisseur λ = 0,032 W/(m·K) λ = 0,040 W/(m·K)
100 mm R ≈ 3,1 R = 2,5
200 mm R ≈ 6,25 R = 5,0
240 mm R = 7,5 R = 6,0

Ces calculs illustrent l’importance du couple épaisseur/lambda. Pour un chantier réel, utilisez la résistance thermique indiquée sur le certificat du produit précis plutôt qu’un calcul fondé sur une valeur générique trouvée sur Internet.

Il faut également tenir compte de la place disponible. En rampants de toiture, quelques centimètres peuvent modifier :

  • la hauteur sous plafond ;
  • le traitement autour des chevrons ;
  • le passage des réseaux ;
  • l’espace de ventilation éventuellement nécessaire ;
  • la position des membranes et parements.

La meilleure solution n’est donc pas nécessairement le produit au lambda le plus faible : il faut comparer performance, épaisseur disponible, coût, facilité de mise en œuvre et compatibilité avec la paroi.

Rouleau, panneau ou vrac : quel format choisir ?

Rouleaux

Les rouleaux sont courants pour les surfaces relativement régulières et de grandes dimensions. Ils sont notamment utilisés dans certaines configurations de combles, rampants ou parois verticales lorsque le produit est prévu pour cet usage.

Leur intérêt tient à la rapidité de couverture des grandes surfaces, mais la qualité des découpes reste importante. Un rouleau posé trop court laisse des jours ; un rouleau trop large et fortement comprimé n’est pas une bonne solution non plus.

Panneaux

Les panneaux sont utiles lorsque la géométrie demande des éléments plus rigides ou plus faciles à ajuster entre montants.

Selon leur densité et leur conception, ils peuvent être destinés à des murs, cloisons, plafonds ou autres applications. Là encore, la présence du mot « panneau » ne garantit pas une aptitude universelle.

Laine en vrac

Le soufflage est particulièrement courant dans les combles perdus lorsque l’accès est difficile ou que la surface comporte de nombreux éléments à contourner.

La performance dépend alors du système complet de mise en œuvre :

  • produit identifié ;
  • machine et réglages adaptés ;
  • masse de produit mise en place ;
  • épaisseur installée ;
  • éventuel tassement pris en compte dans le document technique ;
  • traitement des trappes, conduits, spots et équipements ;
  • maintien de la ventilation lorsqu’elle est nécessaire.

Pour cette technique, il faut suivre le document de mise en œuvre correspondant au produit et au procédé. Une simple mesure ponctuelle de hauteur après soufflage ne remplace pas les contrôles prévus.

Dans des combles perdus

La laine de verre peut être posée sur le plancher des combles, entre éléments de structure ou soufflée en vrac selon la configuration et le produit.

Le premier choix à faire n’est pas celui du matériau, mais celui de la surface à isoler. Dans des combles perdus, l’isolation se situe généralement au niveau du plancher séparant le volume chauffé du volume non chauffé.

Avant de poser un isolant, vérifiez :

  • l’état du support ;
  • la présence de traces d’eau ;
  • l’état de la couverture ;
  • la ventilation des combles ;
  • le passage des gaines ;
  • les boîtiers et équipements électriques ;
  • la trappe d’accès ;
  • les conduits de fumée ;
  • la continuité avec l’isolation des murs ;
  • l’existence et l’état de l’ancien isolant.

Un chantier de combles ne doit pas simplement « remplir le plus possible ». La ventilation, les distances de sécurité et l’accessibilité de certains équipements doivent rester compatibles avec les prescriptions techniques.

Pour replacer ces points dans le projet, consultez isolation des combles : solutions, prix et points de vigilance.

Dans des combles aménagés et sous rampants

Sous une toiture inclinée, la pose est plus exigeante car l’isolant doit s’intégrer à une succession de couches ayant chacune une fonction.

Selon la toiture et la technique retenue, il faut notamment traiter :

  • la continuité de l’isolant entre et sous chevrons ;
  • les ponts thermiques créés par la charpente ;
  • l’étanchéité à l’air côté intérieur ;
  • la gestion de la vapeur d’eau ;
  • l’écran de sous-toiture et son type ;
  • la ventilation de la couverture lorsque le système l’exige ;
  • les raccords aux fenêtres de toit ;
  • les pieds de rampants ;
  • les pannes et autres éléments traversants.

Ajouter une deuxième couche croisée peut réduire l’effet des éléments de charpente et améliorer la continuité, mais elle doit rester compatible avec la composition globale de la toiture.

La membrane intérieure ne doit pas être choisie uniquement parce qu’un rouleau possède ou non un revêtement kraft. La gestion de la vapeur et de l’étanchéité à l’air doit être conçue à l’échelle de la paroi.

Dans les murs

La laine de verre peut être utilisée dans certaines solutions d’isolation par l’intérieur, derrière contre-cloison ou dans des ossatures adaptées.

Les difficultés principales sont rarement au milieu du mur. Elles se trouvent plutôt :

  • autour des fenêtres ;
  • au droit des planchers ;
  • dans les angles ;
  • derrière les doublages techniques ;
  • aux jonctions avec les cloisons ;
  • autour des prises et gaines ;
  • à la liaison mur/toiture.

Le produit doit garder l’épaisseur pour laquelle sa performance est déclarée. Une laine comprimée derrière un doublage trop étroit n’est pas une manière correcte de « faire rentrer » une épaisseur supérieure.

Dans un mur ancien ou sensible à l’humidité, le choix du système doit aussi tenir compte de la nature du support et de son comportement hygrothermique. Il ne faut pas appliquer par défaut une composition conçue pour un mur moderne à n’importe quelle maçonnerie existante.

Cloisons et acoustique

Les laines de verre sont également très utilisées à l’intérieur des cloisons légères pour améliorer leur comportement acoustique.

Mais l’affaiblissement acoustique est une performance de la paroi complète, pas de la laine seule.

Il dépend notamment :

  • du nombre et du type de plaques de parement ;
  • de la largeur de l’ossature ;
  • du remplissage ;
  • de la désolidarisation ;
  • des liaisons en périphérie ;
  • des prises et boîtiers ;
  • des transmissions latérales par les planchers et plafonds.

Une laine de verre peut participer efficacement au fonctionnement d’une cloison acoustique, mais on ne peut pas attribuer à « la laine de verre » un nombre unique de décibels sans préciser le système testé.

Pour un objectif acoustique, demandez une documentation ou un procès-verbal correspondant à une configuration proche de celle réellement prévue.

La compression réduit-elle la performance ?

Il faut éviter de comprimer arbitrairement un isolant pour le faire tenir dans une cavité plus mince.

La résistance thermique certifiée correspond à un produit et à une épaisseur donnés. Si un produit de 200 mm est forcé dans une cavité de 160 mm, la valeur R indiquée pour 200 mm ne peut pas simplement être conservée.

La compression peut aussi rendre la pose irrégulière et compliquer la réalisation des raccords.

Le bon principe est :

épaisseur disponible
→ produit prévu pour cette épaisseur
→ résistance thermique correspondante

et non :

produit trop épais
→ compression
→ conservation de la performance inscrite sur l’emballage

De même, une laine trop étroite entre deux montants crée des jours. La découpe doit donc être adaptée au système et aux prescriptions du fabricant.

La continuité de l’isolation est aussi importante que le lambda

Une très bonne conductivité thermique ne compense pas une pose discontinue.

Les pertes peuvent augmenter lorsqu’on laisse :

  • un vide entre deux lés ;
  • un espace derrière un montant ;
  • une zone non isolée autour d’une trappe ;
  • un raccord mal réalisé au pied d’un rampant ;
  • un passage de gaine sans reprise d’isolation ;
  • une forte compression localisée.

Les défauts invisibles après pose des parements sont particulièrement gênants, car ils deviennent difficiles à corriger.

Une inspection avant fermeture est donc utile. Pour les chantiers importants, des contrôles complémentaires peuvent également être prévus selon le contexte.

Étanchéité à l’air : l’isolant ne fait pas tout

La laine de verre limite les transferts de chaleur par conduction lorsqu’elle est correctement posée, mais elle n’assure pas à elle seule l’étanchéité à l’air du bâtiment.

L’air peut circuler par :

  • les raccords de membrane ;
  • les prises ;
  • les gaines ;
  • les trappes ;
  • les jonctions mur/plancher ;
  • les menuiseries ;
  • les traversées de charpente.

Une paroi isolée mais très fuyarde peut perdre une partie importante du bénéfice attendu et présenter des risques de transfert d’humidité.

L’étanchéité à l’air doit donc former une couche continue, identifiable sur les plans et raccordée à chaque point singulier.

Vapeur d’eau et humidité : raisonner sur la paroi complète

La laine de verre ne doit pas être installée dans une paroi durablement humide.

Avant les travaux, il faut rechercher la cause de toute trace d’eau :

  • fuite de couverture ;
  • condensation ;
  • défaut de ventilation ;
  • infiltration de façade ;
  • remontée capillaire ;
  • fuite de canalisation.

Recouvrir une zone humide avec une nouvelle isolation ne traite pas le problème.

La nécessité, la nature et la position d’un pare-vapeur ou d’une membrane hygrovariable dépendent du système constructif. Elles doivent être déterminées avec les documents de mise en œuvre applicables et la composition complète de la paroi.

Un revêtement kraft présent sur certains produits ne doit donc pas être assimilé automatiquement à une solution universelle d’étanchéité à l’air et de gestion de vapeur.

Que faire d’une ancienne laine de verre ?

Une laine existante n’a pas forcément besoin d’être retirée uniquement parce qu’elle est ancienne.

Avant de décider, vérifiez :

  • son état ;
  • son épaisseur réelle ;
  • sa continuité ;
  • la présence d’humidité ;
  • les traces de rongeurs ou de souillures ;
  • son tassement éventuel ;
  • la possibilité de compléter correctement l’isolation ;
  • l’accès aux équipements et réseaux.

Un isolant sec, propre et correctement posé peut parfois être conservé et complété si la nouvelle composition est techniquement cohérente.

À l’inverse, une laine mouillée, fortement dégradée, souillée ou posée de manière très discontinue mérite un diagnostic avant ajout d’une nouvelle couche.

La superposition ne doit pas non plus créer une composition hygrothermique incohérente entre plusieurs parements ou membranes.

Confort d’été : la laine de verre ne décide pas seule

Le confort d’été est souvent résumé par le matériau isolant, alors qu’il dépend de l’ensemble du bâtiment.

Il faut prendre en compte :

  • résistance thermique de la toiture et des murs ;
  • capacité thermique des différentes couches ;
  • protection solaire des vitrages ;
  • orientation ;
  • inertie du bâtiment ;
  • étanchéité à l’air ;
  • ventilation nocturne ;
  • couleur et exposition de la toiture ;
  • apports internes.

Une comparaison fondée uniquement sur le « déphasage » d’un isolant pris isolément est insuffisante pour prédire la température intérieure réelle.

Si le confort d’été est une priorité forte, comparez des compositions de paroi complètes ou demandez une étude adaptée au bâtiment.

Réaction au feu : vérifier l’Euroclasse du produit précis

La laine de verre appartient à la famille des laines minérales, souvent choisies pour leur comportement au feu. Il ne faut toutefois pas attribuer une Euroclasse unique à toute la famille.

Des certificats ACERMI de produits en laine de verre présentent, selon les références, des classements tels que A1 ou A2-s1,d0. Le résultat peut dépendre du produit, de son liant et de ses éventuels revêtements.

Il faut donc vérifier :

  • l’Euroclasse du produit exact ;
  • la présence d’un revêtement ;
  • la composition complète de la paroi ;
  • les exigences réglementaires liées au bâtiment ;
  • les dispositifs autour des conduits, appareils et traversées.

La réaction au feu d’un isolant n’est pas la même chose que la résistance au feu d’une paroi. Cette dernière dépend du système complet.

Point de vigilance

Ne choisissez jamais une laine de verre uniquement à partir d’une caractéristique générale attribuée au matériau. Conductivité thermique, résistance thermique, Euroclasse, comportement à l’eau, caractéristiques mécaniques et domaine d’emploi doivent être vérifiés sur la fiche technique, le certificat et les documents du produit réellement posé.

Santé et précautions de pose

La manipulation des laines minérales peut libérer des fibres et des poussières susceptibles de provoquer des irritations de la peau, des yeux et des voies respiratoires.

L’INRS recommande de réduire au minimum l’émission de fibres et de poussières en agissant d’abord sur les méthodes de travail, l’organisation du chantier et les protections collectives, puis en utilisant les protections individuelles appropriées.

Les consignes du produit et les règles de prévention doivent donc être respectées, notamment lors :

  • de la découpe ;
  • de la pose au-dessus de la tête ;
  • du soufflage ;
  • de la dépose d’un ancien isolant ;
  • du nettoyage du chantier.

Évitez les méthodes qui remettent inutilement des poussières en suspension. Les équipements de protection doivent être choisis selon la tâche et les recommandations de la fiche de données de sécurité ou de la documentation du fabricant.

La laine de verre est-elle cancérogène ?

La réponse nécessite davantage de précision qu’un simple oui ou non.

L’INRS indique que la classification réglementaire des laines minérales dépend notamment de leur biopersistance et de critères prévus par la réglementation européenne. Les fibres répondant aux conditions d’exemption correspondantes ne sont pas classées cancérogènes dans ce cadre ; l’INRS précise que cela concerne une grande majorité des laines minérales d’isolation actuelles.

Il ne faut pas confondre la laine de verre d’isolation avec certaines microfibres de verre ou fibres réfractaires qui relèvent d’autres catégories et d’autres usages.

Pour un chantier, la bonne pratique consiste à consulter la fiche de données de sécurité du produit et à appliquer les mesures de prévention, indépendamment des raccourcis marketing sur le caractère « sans danger ».

Durabilité : éviter les généralisations

Une laine de verre correctement choisie et protégée peut conserver ses propriétés pendant une longue période, mais il est imprudent d’annoncer une durée de vie universelle.

La durabilité dépend notamment :

  • de l’absence d’humidification durable ;
  • du maintien de la couverture et des parements ;
  • de la stabilité de la pose ;
  • de l’absence de dégradation par des interventions ultérieures ;
  • du type de produit ;
  • de son domaine d’emploi.

Dans les combles, les travaux réalisés plusieurs années après la pose peuvent eux-mêmes dégrader l’isolation : électricien marchant dans une laine soufflée, déplacement de rouleaux, ajout de gaines, stockage d’objets, création d’une nouvelle trappe.

La maintenance du bâtiment doit donc préserver l’isolation existante.

Environnement : regarder la FDES du produit

La laine de verre utilise notamment du verre recyclé dans sa fabrication, mais cela ne suffit pas à déterminer son impact environnemental global.

Il faut tenir compte :

  • de la fabrication ;
  • de l’énergie utilisée ;
  • du taux de matière recyclée réellement associé au produit ;
  • du transport ;
  • de la quantité nécessaire ;
  • de la durée d’utilisation ;
  • de la gestion en fin de vie ;
  • des filières locales de collecte et recyclage.

Pour comparer rigoureusement deux produits dans le contexte français, utilisez les FDES disponibles dans la base INIES lorsque celles-ci correspondent aux références considérées.

Évitez de comparer un isolant à un autre à partir d’un unique indicateur comme « naturel », « recyclé » ou « recyclable ». Une analyse pertinente porte sur le cycle de vie complet et sur la quantité réellement nécessaire pour atteindre la performance du projet.

Laine de verre ou laine de roche ?

Les deux matériaux appartiennent à la famille des laines minérales, mais leurs performances varient selon les références.

Il est donc préférable d’éviter les raccourcis du type :

la laine de verre isole toujours mieux

ou :

la laine de roche est toujours meilleure au feu

Certains produits en laine de verre affichent une conductivité très faible ; d’autres produits sont conçus pour des usages acoustiques, mécaniques ou incendie particuliers. Le même principe vaut pour la laine de roche.

La comparaison doit porter sur deux produits adaptés au même usage :

  • résistance thermique ;
  • épaisseur ;
  • Euroclasse ;
  • caractéristiques mécaniques ;
  • comportement acoustique du système ;
  • facilité de pose ;
  • coût posé ;
  • disponibilité ;
  • données environnementales.

Pour approfondir, consultez laine de verre ou laine de roche : comment choisir ? et la page consacrée à la laine de roche.

Comment vérifier un devis en laine de verre ?

Un devis sérieux ne devrait pas se limiter à :

Isolation en laine de verre : XX m²

Il devrait permettre d’identifier au minimum :

  • le fabricant ;
  • la référence commerciale ;
  • le format ;
  • l’épaisseur ;
  • la résistance thermique ;
  • le numéro de certificat ou les justificatifs ;
  • la zone réellement isolée ;
  • la méthode de pose ;
  • les traitements des points singuliers ;
  • les membranes ou accessoires prévus ;
  • la dépose éventuelle de l’ancien isolant ;
  • les protections des trappes, conduits et équipements ;
  • les finitions incluses.

Pour une isolation soufflée, demandez également les informations permettant de contrôler la quantité de produit réellement mise en œuvre selon le procédé.

Deux devis indiquant tous deux « laine de verre 300 mm » peuvent correspondre à des niveaux de performance et de finition différents.

Pour les combles, consultez aussi prix d’une isolation des combles et comment comparer des devis d’isolation.

Les erreurs de pose les plus fréquentes à éviter

Choisir le produit uniquement à son épaisseur

Une épaisseur sans lambda ni résistance thermique ne permet pas de comparer sérieusement deux produits.

Comprimer la laine

Une laine prévue pour une épaisseur supérieure ne doit pas être forcée dans une cavité trop petite en supposant que sa résistance certifiée restera inchangée.

Laisser des jours

Quelques centimètres non isolés autour d’une poutre, d’une trappe ou d’une gaine peuvent créer une discontinuité importante.

Négliger l’étanchéité à l’air

L’isolant et la couche d’étanchéité à l’air ont des fonctions différentes. Il faut assurer la continuité des deux.

Enfermer de l’humidité

Une fuite ou un défaut de toiture doit être traité avant de poser l’isolant.

Bloquer une ventilation nécessaire

Dans une toiture ou des combles, certaines entrées et sorties d’air ont une fonction. Il ne faut pas les recouvrir sans vérifier le système.

Recouvrir les équipements sans contrôle

Spots, transformateurs, conduits de fumée et autres équipements peuvent exiger des dispositions particulières. Les distances et protections prévues par les règles et fabricants doivent être respectées.

Quand la laine de verre est-elle particulièrement pertinente ?

Elle peut être une solution intéressante lorsque le projet recherche :

  • une résistance thermique élevée dans une épaisseur maîtrisée ;
  • un produit largement disponible ;
  • de nombreux formats adaptés aux différentes parties du bâtiment ;
  • une solution compatible avec une mise en œuvre courante maîtrisée par de nombreux professionnels ;
  • une performance documentée par une certification et des documents techniques.

Elle est moins convaincante lorsque :

  • le produit choisi n’est pas clairement identifié ;
  • l’espace disponible conduit à le comprimer ;
  • la paroi présente un problème d’humidité non résolu ;
  • le chantier comporte de nombreux raccords impossibles à traiter correctement ;
  • la mise en œuvre ne respecte pas les prescriptions du système.

Le matériau n’est jamais une compensation à une mauvaise conception.

Checklist
  • Usage exact identifié avant le choix du produit
  • Référence commerciale précisée sur le devis
  • Certificat ACERMI ou justificatif équivalent vérifié
  • Lambda et résistance thermique correspondant à l’épaisseur réelle
  • Produit adapté au support et à la technique de pose
  • Aucun tassement ou compression non prévu
  • Découpes et raccords continus
  • Étanchéité à l’air traitée séparément et continûment
  • Gestion de la vapeur d’eau cohérente avec la paroi
  • Humidité ou fuite résolue avant isolation
  • Ventilation nécessaire maintenue
  • Trappes, gaines, conduits et équipements traités
  • Euroclasse du produit exact vérifiée si nécessaire
  • Fiche de données de sécurité et précautions de pose disponibles
  • Ancien isolant diagnostiqué avant conservation ou dépose
  • Contrôle du chantier prévu avant fermeture des parements

En pratique : ce qu’il faut comparer avant de choisir

Pour choisir une laine de verre, comparez des produits précis et non des familles de matériaux.

Le tableau de décision peut rester simple :

Critère Ce qu’il faut vérifier
Performance thermique R à l’épaisseur prévue et lambda certifié
Domaine d’emploi Usage indiqué par le certificat et les documents de mise en œuvre
Format Rouleau, panneau ou vrac adapté au chantier
Place disponible Épaisseur réelle sans compression
Humidité Composition de paroi et gestion de vapeur cohérentes
Étanchéité à l’air Couche continue et raccords prévus
Feu Euroclasse du produit précis et exigences du système
Acoustique Performance de la paroi complète
Environnement FDES du produit ou donnée représentative pertinente
Pose Entreprise, méthode, contrôles et traitement des détails

La laine de verre peut donner d’excellents résultats lorsqu’elle est correctement choisie et posée. À l’inverse, un produit performant sur sa fiche technique ne corrigera pas une pose discontinue, une toiture humide ou une mauvaise étanchéité à l’air.

Calculateur de résistance thermique

Vérifiez la relation entre épaisseur, lambda et résistance thermique pour comparer des produits précis.

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Sources

  1. Tout savoir sur l'isolation — ADEME
  2. Comment isoler sa maison — ADEME
  3. Rechercher un isolant certifié — ACERMI
  4. Des performances certifiées — ACERMI
  5. Certificat laine de verre λ = 0,031 W/(m·K) — ACERMI
  6. Certificat laine de verre λ = 0,034 W/(m·K) — ACERMI
  7. Certificat laine de verre λ = 0,035 W/(m·K) — ACERMI
  8. Certificat laine de verre λ = 0,040 W/(m·K) — ACERMI
  9. Isolene 4 — laine de verre en vrac certifiée pour soufflage — ACERMI
  10. Fibres autres que l’amiante : fibres inorganiques — INRS
  11. Les laines minérales d’isolation — bonnes pratiques d’utilisation — INRS
  12. FDES des produits de construction — INIES

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